Medecine,fuite des cerveaux tragique

 

 

La fuite des cerveaux, qui est une forme d’émigration, est un phénomène qui frappe toute l’Afrique. Il pose un sérieux problème pour le développement du continent. Chaque année, de nombreux étudiants africains quittent le continent pour aller poursuivre leurs études à l’étranger, plus précisément en Europe. Le domaine de la médecine est surement celui ou ce phénomène a les conséquences les plus tragiques.

 

 

Dans un article, Badra BERRISSOULE de  leconomiste.com dresse un tableau accablant de l’état des formations en médecine sur le continent. Dans le cadre d’un débat organisé par l’ONG Yenda le Docteur Bernard Baudoin Boaminbek indique que l’Afrique compte 24% de la charge de morbidité, 3% du personnel de santé dans le monde, représentant moins de 1% des dépenses mondiales de santé.

 

La pénurie de personnel soignant est mondiale mais la situation sur le continent est la pire. Les écarts sont très importants entre les pays. L’Afrique du Nord cumule plus de 35% des ressources humaines en matière de santé du continent, l’Egypte à elle seule en compte environ 25%.

 

En 2010, l’Egypte enregistrait 179.900 médecins contre 174.510 pour l’Afrique subsaharienne, soit 5.390 de plus. Certains pays voient leur déficit s’accentuer, notamment le Cameroun qui est passé 18 médecins pour 10.000 habitants en 2006 à 8/10.000 en 2016 ou encore le Cap-Vert (de 19/10.000 en 2006 à 8,6/10.000 en 2016).

 

Les chiffres de formation du personnel médical expliquent en grande partie ce déficit. Les 47 pays d’Afrique subsaharienne comptent à peine 168 facultés de médecine et, parmi ces pays, 11 ne disposent d’aucune faculté de médecine et 24 n’en ont qu’une seule.

 

Au cours des 5 dernières années, les écoles de médecine africaines ont perdu de 10 à 18% de leur corps enseignant. Les raisons sont bien connues : la fuite des cerveaux africains touche particulièrement les professionnels de la santé.

 

les conditions de travail exécrables (72 h), les salaires de misère, de 300 euros au Cameroun, l’absence d’infrastructure sont les principales raisons de cette expatriation.

 

L’ONG Yenda préconise deux pistes pour remédier au problème. Tout d’abord la formation. Ensuite la mobilité des personnels de santé de manière à corriger les déséquilibres entre les pays qui comptent trop ou trop peu de professionnels dans un secteur donné.

 

Exemple qui illustre cette solution. La Tanzanie va envoyer 500 médecins au Kenya qui connait une forte pénurie.Le système éducatif tanzanien en produisant plus que le pays en a besoin,il s’agit d’une coopération qui bénéficie aux deux pays.

 

Des solutions existent et en Afrique. Formation renforcé ,échange, meilleures conditions de travail et reconnaissance salariale  pourrait être la panacée au fléau qu’est la fuite des cerveaux.

 

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